De tous les villages environnent la ville de Ribemont, SISSY est celui ou la main de la foi a élevé le plus  de monuments au christianisme:

La Chapelle des endormis, avec sa mise au tombeau du Christ.
La Fontaine Notre Dame de SISSY et ses miracles.
Le Dieu de Pitié.
La Chapelle des marais, sont autant de monuments curieux pour le voyageur qui visite les villages de la vallée de l'Oise.  

La chapelle

L'église

Les dormants

La fontaine de la vierge

La chapelle des marais

LA CHAPELLE DES ENDORMIS

 

La mise au tombeau dans la chapelle des endormis

Chapelle des dormants ou des emdormis

C'est au Nord du village que se trouve la charmante chapelle  Notre-Dame de Sissy avec son modeste clocher et son élégant portail; dès que l'on pénètre dans la chapelle, on y découvre sur la gauche, l'autel du chœur, œuvre de la renaissance .Ce curieux monument, sculpté en pierre composé en 10 colonnettes, niches, pinacles, d'un ensemble plein d'harmonie et d'un travail très délicat a été relégué dans un coin. Dans l'intérieur de l'église la chapelle est séparée de la nef par une grille en bois sculptée avec porte. On ne peut pénétrer a l'intérieur de ce lieu  sans être saisi d'étonnement et de vénération à la vue de la scène à laquelle on prend, pour ainsi dire part,on assiste au milieu de onze personnages muets, à la mise au tombeau de Jésus-Christ. C'est sans doute ce silence mystérieux qui lui a fait donner par le peuple le nom de Chapelle des endormis. Sur le premier plan trois soldats plus petits que nature sont endormis, accroupis; au second plan se passe la scène principale, on voit étendu sur une grande dalle le corps du Christ soutenu d'un côté par Nicomède, tandis que Joseph d'Arimathie apporte le linceul e Ces personnages sont plus grands que nature(dans l'esprit du sculpteur qui a composé les figures du sépulcre de Sissy, l'idée du grand dans l'ordre matériel correspond au grand dans l'ordre intellectuel. Il est de l'école de ces artistes du moyen-age qui donnaient au Christ, dans les basiliques, des proportions colossales, en même temps qu'ils conservaient aux apôtres la grandeur naturelle et assignaient aux méchants une proportion plus minime; la petitesse humaine en face de la majesté divine) .Les membres du Christ sont glacés et presque raides, mais ce n'est pas la mort; car sous cette immobilité apparente on croit trouver le sommeil du fils de Dieu fait homme, qui ressuscitera sous trois jours; la tête est très belle de douceur et d'expression, les mains heureusement placées tombent naturellement contre le corps. Au fond sont debout dans diverses positions, saint Jean, sainte Véronique, Marie sœur de Marthe, la Vierge et sainte Madeleine. C'est comme cela que l'on pouvez décrire la chapelle Notre-dame de SISSY, avant sa destruction partielle durant la première guerre mondiale . Aujourd'hui la mise au tombeau du Christ se trouve dans la nouvelle église .  
 

 

On trouvait encore il y a vingt ans, dans la chapelle de Sissy, de nombreuses dalles tumulaires des familles Desfossés et Chastillon; mais ces pierres, usées aujourd'hui, ne portent presque plus rien de leurs anciennes inscriptions et de leurs dessins si curieux. Une des dalles les mieux conservées représente, gravée au trait, la figure de Nicolas Desfossés, mort en 1505. La tête du chevalier repose sur un coussin; ses pieds sont appuyés sur un lion; il a les deux mains jointes sur la poitrine et porte, par-dessus son armure, une tunique sur laquelle sont représentées ses armes.

La chapelle

L'église

Les dormants

La fontaine de la vierge

La chapelle des marais

LA MISE AU TOMBEAU DU CHRIST.

                      

Si les Mises au Tombeau sont nombreuses aux XVe et XVIe siècles, elles deviennent plus rares au XVIIe siècle. Autrement dit, elles constituent un des thèmes privilégiés des sculpteurs de la fin du Moyen Age, et cela est dans une large mesure, le reflet de la mentalité de l'époque, de la nouvelle spiritualité et des misères du temps. Christine DEBRIE. (1) L'influence du théâtre religieux et en particulier Les Mystères, joués à cette époque sur le parvis des cathédrales, a été déterminante pour la composition du groupe. D'après William FORSYTH (2), il existait dans le département de l'Aisne cinq Mises au tombeau datant des XVe et XVIe siècles une à Essomes-sur-Marne, qui a disparu, - trois à Saint-Quentin, détruites probablement à la révolution, - une à Sissy, qui constitue donc un témoignage précieux. 

              Ci-dessous : la mise au tombeau expliqué par l'Abbé l'Enfant .
                   Origine du document audio : Melle Annie Caullier
                                          (détenu par la commune)

                           

        


1 Le Christ
2 Joseph d'Arimathie
3 Nicodème
4 Saint Jean
5 Une Sainte Femme
6 Marie
7 Madeleine 
8 Veronique
9 Soldats Romains

Autres photos ICI

 

La "Chapelle des Endormis", dont le nom provient de l'attitude des trois soldats romains précisément endormis se trouvant au pied du tombeau du Christ a été construite dans la seconde moitié du XVIe siècle suite à un vœu qui s'est réalisé du Chevalier Gaspart Alyez (voir la légende de la Chapelle)  
 Cette Mise au tombeau a subit plusieurs restaurations et la dernière a eu lieu en 1984, en accord avec la Municipalité de Sissy et le Ministère de la Culture. elle a notamment porté sur la présentation de cet ensemble, tel qu'on peut le voir aujourd'hui Construction d'un socle Remise en place et aération des personnages Restauration de certaines parties du corps de plusieurs personnages et tout particulièrement le bras droit de Christ.
                                                              
Jean-Paul DECOCQ


N.B. Autour de la Mise au Tombeau sont mis en valeur différents fragments de sculptures et de personnages. Certaines proviennent de la chapelle des Endormis, d'autres ont une origine inconnue. Ces sculptures constituent " le lapidaire " lui aussi restauré en 1987.
(1) Christine DEBRIE, Docteur en histoire de l'Art, Conservateur du Musée Antoine Lécuyer de Saint-Quentin (Aisne), auteur d'un ouvrage sur les Mises au Tombeau. (2) William FORSYTH, Historien de l'Art Américain.
Autres « Mise au tombeau du Christ»de France: Ici

La chapelle

L'église

Les dormants

La fontaine de la vierge

La chapelle des marais

L'ÉGLISE

 L'ancienne église située au Sud de la nouvelle était plus rapprochée de la route, et se composait d'une nef, d'un sanctuaire, d'une chapelle (celle de la famille de La Tour Maubourg) et d'une sacristie. Elle mesurait en longueur 28m sur une largeur de 8m dans la nef. La famille de La Tour Maubourg voulut bien céder une partie du terrain (C. n0 448) pour l'agrandissement de la nouvelle église et ses dégagements. Ce monument, construit en 1846, sur les plans de M. Dablin, est une des églises modernes les mieux réussies de l'arrondissement.  Elle se compose d'une nef avec bas-côtés, transepts, chœur et sanctuaire, chapelle La Tour Maubourg à droite et sacristie à gauche. Elle mesure 38 mètres de longueur hors d'œuvre, sa largeur dans les transepts est de 20m 30 dans oeuvre, et celle de la nef avec les deux bas-côtés, de 14m10 entre murs , sept travées divisent le vaisseau, le clocher occupe une travée, la nef quatre, le transept une grande travée, le chœur une travée avec le sanctuaire à la suite. La nef de l'église nouvelle se dégage des bas côtés et elle est éclairée par huit fenêtres ogivales. Il en est de même de la partie du chœur située contre les chapelles où il y a une fenêtre de chaque côté dans le mur au-dessus du toit de la chapelle. Le sanctuaire est éclairé par quatre grandes baies. Le transept est saillit et monte avec un pignon éclairé de grandes baies à trois ouvertures et trois roses: une grande et deux petites, contenues dans un arc ogival. Chaque pignon est muni de six contreforts dont deux en façades et deux en retour. Les arcades sont ogivales et portées sur des piliers cantonnés de quatre colonnes. On pénètre dans l'église par quatre portes: la principale ogivale, sous un porche-perron élevé de cinq marches, deux petites portes dans les bas-côtés de la nef et une porte dans la sacristie. L'intérieur de l'église est garni de beaux bancs en chêne à dossiers. La tribune se trouve à l'étage au-dessus du narthex. Les voûtes d'arêtes ogivales sont en briques à plat de 0m 06 (l'épaisseur, elle sont enduites en plâtre avec nervures. En avant de l'édifice et engagé dans sa partie inférieure se trouve le clocher de forme carrée, avec huit contreforts à chaque angle. Il est élevé de 37 mètres y compris la croix. Il porte trois cloches qui mesurent à l'ouverture O.72. 0,88. 0,90 centimètres de diamètre. Cette construction a coûté 70,000 FR, de l'époque.


L'église en 1919 

Pendant la première guerre mondiale  ce monument fut en grande partie détruit ,on peut voir sur les cartes postales ci-dessous que  la reconstruction de cet édifice a été faite de façon  bien différente.   

        

          Avant destruction                 Après reconstruction 

La chapelle

L'église

Les dormants

La fontaine de la vierge

La chapelle des marais

LA FONTAINE NOTRE DAME DE SISSY  (La fontaine de la Vierge)    et le lavoir

La Fontaine Notre-dame de Sissy  a de tous temps été l'objet de la vénération des habitants de ce lieu et des villages voisins; elle était le but de pieux pèlerinages. On trempait les enfants dans ses eaux pour les fortifier et les faire marcher. Les eaux de la source, qui est fort abondante, sortent d'un bassin couvert par un monument voûté à ogives, dans le pignon duquel il y a une petite statue de la vierge.
Une inscription  se trouvant dans la chapelle des Endormis nous apprend que la Vierge apparut près de la fontaine de Sissy à un pieux chevalier, et que par son secours il fut sauvé d'un grand danger, ce chevalier, nommé Gaspart Alyez, ayant été attaqué par des voleurs, implora le secours de la mère de Dieu dont l'image sacrée lui était apparue peu de temps auparavant auprès de la fontaine de Sissy. La sainte protection de la Vierge opéra un miracle, car, dans leur aveuglement, les voleurs tournèrent leurs armes les uns contre les autres et s'entretuèrent. Le gentilhomme par reconnaissance envers sa libératrice, fit édifier la chapelle Notre-dame  de Sissy en son honneur.
 

                   

   

La chapelle

L'église

Les dormants

La fontaine de la vierge

La chapelle des marais  

                            LA CHAPELLE DES MARAIS

En allant de Sissy  à Regny on rencontre, avant la râperie, une place verte plantée d'arbre sur laquelle s'élève un petit monument de 2m 50 de hauteur environ, en vieille pierre dure, et dans lequel on a ouvert une petite niche où l'on a placé une statuette de la Vierge. On y lit la date de 1747 et une inscription qui commence ainsi " Si l'amour pour la Vierge est gravé dans ton coeur , etc.. Cet endroit semble un peu délaissé, et c'est peut-être la que se trouvait autrefois " èch'D'hu d'pitché"(le dieu de pitié) .

Le chemin de la Tuerie est tout près de cet endroit, et si 1'on s'en rapporte à certaines traditions, le petit monument religieux aurait été placé là pour rappeler le souvenir d'évènements tragiques dont ces lieux auraient été les témoins pendant les guerres du XVIe ou XVIIe  

 

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